On ne s’éternise pas en ville, puisque le but de la visite c’est d’aller découvrir la Patagonie, et on prend l’avion dimanche après-midi pour Bariloche, une relativement grosse ville au bord du lac Nahuel Huapi. On atterit au milieu d’un énorme rien du tout, dommage que je n’avais pas mon appareil pour vous montrer les collines désertiques qui nous ont accueillies. Il faut dire que les vents dominants viennent du Pacifique, et que la cordillère des Andes arrête tous les nuages, et du coup il n’y a plus de pluie pour la pampa argentine. A l’aéroport
international de Bariloche (et ses 2 portes d’embarquement ), on retrouve le père de Ryan, Mark, et sa copine, Roxana.
Le lendemain, Ryan et moi partons en rando. Fastoche, nous assure Roxana, environ 4h pour monter et 4h pour descendre. En consultant mon petit guide de rando de Patagonie, je remarque que c’est environ 10km aller et la même chose au retour, avec quasiment 1000m d’élévation... On sait pas si on est préparés pour ça, mais bon il fait beau et le soleil ne se couche pas avant 22h30 donc ça nous laisse le temps de tenter. Ca commence au pied d’un charmant “petit” lac encore recouvert de nuages.
Là , on rencontre un gros zoiseau au saut du lit, encore ébourrifé. Mais qu’est-ce que c’est que ces bidules qui viennent m’embêter sous mon arbre?
D’toute’façon ils sautent pas bien haut les humains, même pas peur!
Il s’agissait d’un caracara comme au Puy du Fou, celui qui saute d’une tête à l’autre. C’est tellement plaisant de marcher dans la forêt sous un beau soleil du matin...
On rencontre même des connaissances innattendues: un cassis sauvage:
... ou encore des bambous Patagoniens, partout partout:
Et puis bien sûr on passe tout un moment à s’amuser à photographier les abeilles locales, on ne se refait pas.
On continue dans une zone qui a brûlé en 1999, et où la végétation est plus basse.
Entre les panneaux indicants: “Merci de ne pas faire de feu, voyez ce que ça peut donner”, on rencontre un arbre Halloween:
Et dans la série connaissances innattendues, ces fleurs que l’on trouve fréquemment chez les fleuristes, qui peuplent joyeusement les sous-bois:
Et alors que l’on marchait tranquillement sur le chemin, une mini-chouette s’est échappée des buissons pour se poser juste au dessus de nous. Comme elle était mimi, cette mini-chouette!
On continue à grimper... Pff... Pff... Que c’est fatigant! On arrive à un refuge sur le chemin, fermé pour cause de virus Hanta:
Et on continue... Pff... Pff.... On est presque au bout (un autre refuge, au bord d’un petit lac), mais on les derniers 500m de grimpette sont trop nous demander... On rebrousse chemin à cet endroit:
La descente va plus vite, mais on est totalement nazes rendus en bas, surtout qu’on a 2km à marcher pour arriver à l’arrêt de bus qui nous ramène chez Mark... Bref 21km de rando en montée et descente sans préparation, c’est crevant!
Le lendemain, on se promène en “ville”, oui oui oui Bariloche a quand même dans les 120 000 habitants. Les lecteurs fidèles de Clot News seront ravis de découvrir un poteau électrique local, fin et épuré.
La Lombard St locale:
Pour votre culture générale, sachez que les Argentins se plaignent toujours des Chilenos, et que les Chilenos râlent toujours sur les Argentins....
... Et que Bariloche a un petit air suisse, avec ses bâtiments en rondins et ses spécialités de chocolats fins.
Le lac Nahuel Huapi précédemment mentionné:
Et enfin, sur le chemin du retour on est monté sur la colline de manière bien plus facile que la veille, en téléférique Made in Austria.
Et même si cette photo est largement statique, sachez que le vent de là -haut battait les fleurs au sol, et que les abeilles s’y accrochaient quand même.
En tout cas Bariloche c’était très sympa, une bonne introduction à la Patagonie, qui devenait de plus en plus sauvage devant nos petits yeux émerveillés...